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Beschreibung
Mischingenieur: Hugo Martinez
Komponist: Zinoux
Mastering-Ingenieur: Eric Chevet
Songtext und Übersetzung
Original
Deux heures du mat', j'ai toujours pas mangé une fois de plus.
Ce soir, c'est la lune qui m'a logé. J'entends les riches dire que l'hiver sera pas long.
Entre nous, j'aime pas faire pitié, mais je sens pas très bon.
J'aimerais bosser, mais les gens ne sont pas tolérants.
Je dis la vérité, j'ai l'impression qu'ils sont encore plus méchants. Et ce que je vois dans leurs yeux, ça s'appelle le rejet.
Il me reste que ma dignité qui se transforme en déchet.
Ça fait six ans que je suis dans un trou grand comme pas possible.
J'ai tout perdu : ma maison, ma femme, mes enfants aussi. J'ai essayé de rester fort, faire des efforts.
À chaque fois, j'essaie, c'est comme si la vie m'en veut encore.
Tout détruit petit feu, mais j'emmerde personne.
Des fois, je pleure car à l'enterrement, je sais qu'y aura personne. À l'abandon, j'ai aucune news de ma fille.
Je suis perdu, car j'ai rien compris au sens de la vie. Pour oublier, je bois beaucoup, je prends des relaxants.
Mon fils passe à côté de moi comme si j'étais absent.
Je suis arrivé il y a quarante ans en France, j'avais l'accent.
J'ai bossé, je leur ai tout donné et ça, c'est blessant.
Je suis tout seul, je suis tout seul, je suis tout seul sur le monde. Je suis tout seul. Eh, je suis tout seul.
Je suis sur le monde, je suis tout -seul. Je suis tout seul. -Je vis dans la rue, je suis mal-aimé.
-J'arrive pas à m'en sortir.
-Rêve en s'habiller propre avec des sous -que je n'ai pas. -Ouais.
La nuit, je marche des heures comme -un violu solitaire. -Je suis condamné, je peux pas rêver.
-Je fais que des cauchemars. -Et si le mot demain n'existait pas.
Je crois que je dormirais mieux. Je dormirais mieux.
La vérité, je m'en veux, mais je sais pas pourquoi.
Je vous vois bien, des fois, je vous en veux plus que je vous envie. Je sais pas pourquoi.
Je suis pas mauvais, j'ai pas la haine, je suis pas un voyou. À ces gens, je leur ai souri, mais j'ai reçu des cailloux.
On m'a dit : « Débrouille-toi, clochard, t'as des bras, va voler ».
Mais je suis trop fier pour qu'on m'attrape pour un bout de pain.
Même dire non, enfin me répondre, ouais, c'est déjà un cadeau. Avant-hier, la police m'a jeté dans une flaque d'eau.
Avant, j'étais bien, mais le bonheur, fallait pas s'y faire.
Elle m'a mis dehors sans affaire, un beau soir d'hiver.
J'ai dormi dans ma voiture et puis j'ai perdu mon taf. Un cercle vicieux qui finit dans l'impasse.
Ça m'a endurci et me noircit le cœur.
J'ai été bon, je crois que c'était l'erreur.
Plus bas que terre, j'ai mon âme au fond d'un puits. C'est l'amour qui m'a détruit.
-Je vis dans la rue, je suis mal-aimé. -J'arrive pas à m'en sortir.
Rêve en s'habiller propre avec des sous que je n'ai pas.
Ouais. La nuit, je marche des heures comme un violu solitaire.
-Je suis condamné, je peux pas rêver. -Je fais que des cauchemars.
-Et si le mot demain n'existait pas. -Je crois que je dormirais mieux.
Je -dormirais mieux.
-La nuit passe seule, le jour, je suis dans le noir.
Le cœur est tombé, je dors le noir.
J'ai peur de voir un monstre dans le miroir. Personne va me trouver.
-Je vis dans la rue, je suis mal-aimé. -J'arrive pas à m'en sortir.
Rêve en s'habiller propre avec des sous que je n'ai pas.
Ouais. La nuit, je marche des heures comme un violu solitaire.
-Je suis condamné, je peux pas rêver. -Je fais que des cauchemars.
-Et si le mot demain n'existait pas. -Je crois que je dormirais mieux.
Je -dormirais mieux. -Je vis dans la rue, je suis mal-aimé.
-J'arrive pas à m'en sortir.
-Rêve en s'habiller propre avec des sous -que je n'ai pas.
-La nuit, je marche des heures comme un -violu solitaire. -Je suis condamné, je peux pas rêver.
-Je fais que des cauchemars. -Et si le mot demain n'existait pas.
Je crois que je dormirais mieux.
Je dormirais mieux.
Deutsche Übersetzung
Um zwei Uhr morgens habe ich immer noch nichts gegessen.
An diesem Abend war es der Mond, der mich beschützte. Ich höre die Reichen sagen, dass der Winter nicht mehr lange dauern wird.
Unter uns gesagt, ich mag es nicht, bemitleidet zu werden, aber ich rieche nicht besonders gut.
Ich würde gerne arbeiten, aber die Leute sind nicht tolerant.
Ich sage die Wahrheit, ich habe das Gefühl, dass sie noch gemeiner sind. Und was ich in ihren Augen sehe, nennt man Ablehnung.
Alles, was mir bleibt, ist meine Würde, die zur Verschwendung wird.
Ich stecke seit sechs Jahren in einem möglichst großen Loch.
Ich habe alles verloren: mein Haus, meine Frau, auch meine Kinder. Ich habe versucht, stark zu bleiben und mich anzustrengen.
Jedes Mal, wenn ich es versuche, ist es, als wäre das Leben immer noch sauer auf mich.
Ein kleines Feuer zerstört alles, aber ich mache mit niemandem Ärger.
Manchmal weine ich, weil ich weiß, dass bei der Beerdigung niemand da sein wird. Verlassen, ich habe keine Neuigkeiten von meiner Tochter.
Ich bin verloren, weil ich den Sinn des Lebens nicht verstanden habe. Zum Vergessen: Ich trinke viel und nehme Entspannungsmittel.
Mein Sohn geht an mir vorbei, als wäre ich abwesend.
Ich kam vor vierzig Jahren nach Frankreich und hatte einen Akzent.
Ich habe gearbeitet, ich habe ihnen alles gegeben und das tut weh.
Ich bin ganz allein, ich bin ganz allein, ich bin ganz allein auf der Welt. Ich bin ganz allein. Hey, ich bin ganz allein.
Ich bin auf der Welt, ich bin ganz allein. Ich bin ganz allein. -Ich lebe auf der Straße, ich bin ungeliebt.
-Ich komme da nicht raus.
- Ich träume davon, mich mit Geld sauber zu machen, das ich nicht habe. -Ja.
Nachts laufe ich stundenlang wie eine einsame Geige. -Ich bin verloren, ich kann nicht träumen.
-Ich habe nur Albträume. -Und wenn es das Wort morgen nicht gäbe.
Ich glaube, ich würde besser schlafen. Ich würde besser schlafen.
Die Wahrheit ist, ich gebe mir selbst die Schuld, aber ich weiß nicht warum.
Ich sehe dich gut, manchmal will ich dich mehr, als ich dich beneide. Ich weiß nicht warum.
Ich bin nicht schlecht, ich habe keinen Hass, ich bin kein Schläger. Ich habe diese Leute angelächelt, aber ich habe Steine bekommen.
Sie sagten mir: „Beherrsche dich, trampel, du hast Waffen, geh fliegen.“
Aber ich bin zu stolz, um für ein Stück Brot geschnappt zu werden.
Sogar Nein zu sagen und mir endlich zu antworten, ja, es ist schon ein Geschenk. Vorgestern warf mich die Polizei in eine Pfütze.
Früher ging es mir gut, aber Glück war etwas, an das man sich nicht gewöhnen konnte.
An einem schönen Winterabend hat sie mich ohne Zwischenfälle rausgeschmissen.
Ich habe in meinem Auto geschlafen und dann meinen Job verloren. Ein Teufelskreis, der in einer Sackgasse endet.
Es hat mich verhärtet und mein Herz geschwärzt.
Ich war gut, ich glaube, das war der Fehler.
Tiefer als die Erde liegt meine Seele auf dem Grund eines Brunnens. Es war die Liebe, die mich zerstört hat.
-Ich lebe auf der Straße, ich bin ungeliebt. -Ich komme da nicht raus.
Träume davon, mich mit Geld, das ich nicht habe, sauber zu kleiden.
Ja. Nachts laufe ich stundenlang wie eine einsame Bratsche.
-Ich bin verloren, ich kann nicht träumen. -Ich habe nur Albträume.
-Und wenn es das Wort morgen nicht gäbe. -Ich glaube, ich würde besser schlafen.
Ich würde besser schlafen.
-Die Nacht vergeht allein, der Tag, ich tappe im Dunkeln.
Mein Herz ist gefallen, ich schlafe im Dunkeln.
Ich habe Angst davor, ein Monster im Spiegel zu sehen. Niemand wird mich finden.
-Ich lebe auf der Straße, ich bin ungeliebt. -Ich komme da nicht raus.
Träume davon, mich mit Geld, das ich nicht habe, sauber zu kleiden.
Ja. Nachts laufe ich stundenlang wie eine einsame Bratsche.
-Ich bin verloren, ich kann nicht träumen. -Ich habe nur Albträume.
-Und wenn es das Wort morgen nicht gäbe. -Ich glaube, ich würde besser schlafen.
Ich würde besser schlafen. -Ich lebe auf der Straße, ich bin ungeliebt.
-Ich komme da nicht raus.
- Ich träume davon, mich mit Geld sauber zu machen, das ich nicht habe.
- Nachts laufe ich stundenlang wie eine einsame Geige. -Ich bin verloren, ich kann nicht träumen.
-Ich habe nur Albträume. -Und wenn es das Wort morgen nicht gäbe.
Ich glaube, ich würde besser schlafen.
Ich würde besser schlafen.